Certains voyageurs aiment dĂ©finir des lignes de conduite Ă respecter en toutes circonstances…  Pourtant, il n’y a pas de rĂšgles en voyage et chacun devrait ĂȘtre libre de parcourir le monde sans se soucier de l’opinion des autres. Alors si vous ĂȘtes un backpacker et vous en avez marre que l’on vous juge Ă la moindre occasion, lisez cet article !
1/ Jamais d’argent ou de sucreries aux enfants, tu ne donneras
Ce commandement est une recommandation majeure des ONG car il est vrai que les enfants devraient ĂȘtre scolarisĂ©s au lieu de traĂźner dans les rues Ă rĂ©clamer de l’argent aux touristes. Et, si l’on donne, on encourage inĂ©vitablement ce genre de pratiques.
Pour les sucreries c’est une autre histoire… On se dit qu’Ă dĂ©faut de donner de l’argent, on va donner des bonbons, sans penser aux consĂ©quences de ces « douceurs » sur les dents des enfants.
Cependant, il n’est pas toujours Ă©vident de respecter ce commandement. Qui sait vraiment ce qui est bien ou mal pour ces enfants ? Qui connait parfaitement leurs histoires et leurs situations pour juger qu’il ne faut rien donner ?
Quand on pense que certains d’entre eux sont orphelins et vivent dans les rues sans aucun soutien, on se dit qu’il est parfois bien cruel de ne jamais rien donner…
Alors certes, tout voyageur doit garder en tĂȘte que son argent provoque souvent des dĂ©rives au niveau du mode de vie des enfants. Mais je ne pense pas qu’il faille systĂ©matiquement « jeter la pierre » Ă quelqu’un qui donne Ă un enfant (pour quelque raison que ce soit) car nous ne pouvons pas toujours adopter le mĂȘme comportement et tout n’est jamais « tout blanc » ou « tout noir ».
2/ Tes déchets, tu ne laissera pas traßner
Il faut prĂ©server la nature. Notre planĂšte se meurt et nous nous devons, tous autant que nous sommes, de la protĂ©ger ! Le voyageur ne doit donc jamais laisser trainer ses dĂ©chets n’importe oĂč. Il doit se montrer responsable, irrĂ©prochable, envers la nature qui l’entoure. J’en parle d’ailleurs dans mon article « voyageurs, vos dĂ©chets polluent les ocĂ©ans ! »
Mais la rĂ©alitĂ© nous rattrape parfois…  Vous ĂȘtes-vous dĂ©jĂ retrouvĂ© dans un pays sans poubelles ? OĂč dans un lieu oĂč les poubelles paraissent ĂȘtre le sol lui-mĂȘme ? En Inde, par exemple, les dĂ©chets s’entassent Ă mĂȘme le sol et sont rarement triĂ©s et/ou recyclĂ©s. Quelle est donc la meilleure place pour un dĂ©chet en Inde ? Lorsque l’on est sur la route, l’on est tentĂ© de rĂ©pondre que c’est « parmi les autres dĂ©chets »; c’est logique aprĂšs tout !
Et Ă quoi bon jeter quelque chose Ă la poubelle, si cette poubelle finit par terre ? Je me le demande encore…
3/ Sourire et politessse, tu garderas en toute circonstance
Lorsque l’on voyage, il est important de rester ouvert d’esprit, comprĂ©hensif et poli envers les locaux. Il n’y a en effet rien de pire qu’un voyageur arrogant qui traiterait les locaux comme du bĂ©tail…
Pourtant, ceux qui voyagent rĂ©guliĂšrement savent que, dans certains pays, l’agacement ou mĂȘme la colĂšre peuvent parfois nous submerger ! Les tentatives d’arnaques, l’insistance des vendeurs de rues, des conducteurs de tuk-tuk, et l’impression constante de n’ĂȘtre qu’un « porte-monnaie sur pattes »… Autant de raisons qui poussent le voyageur Ă se montrer dĂ©sagrĂ©able avec certains locaux.
Pouvons-nous jeter la pierre Ă ces voyageurs qui perdent parfois leur sang-froid ? Ne vous ĂȘtes-vous jamais Ă©nervĂ© en voyage ?
4/ Les circuits trop touristiques, tu oublieras
Lorsque l’on voyage pour une longue pĂ©riode, on se doit de trouver des solutions « alternatives » pour se dĂ©placer et visiter les lieux incontournables. Il faudrait Ă©viter les touristes et Ă©viter les excursions organisĂ©es.
Pourtant, tout voyageur est un touriste (par dĂ©finition, « le tourisme est le fait de voyager dans, ou de parcourir pour son plaisir, un lieu autre que celui oĂč l’on vit habituellement, ce qui peut impliquer la consommation d’une nuitĂ©e auprĂšs d’un hĂŽtelier et Ă©ventuellement la rĂ©servation de titre de transport » (source: WikipĂ©dia).
Pourtant, beaucoup de voyageurs au long court ou de « tourdumondistes » ne se considĂšrent pas comme tels. Ils imaginent peut-ĂȘtre qu’ils se trouvent dans une case totalement Ă part…
Mais pensez-vous réellement que les locaux font la différence entre un touriste lambda et un touriste en tour du monde ? Je ne pense pas ! Alors pourquoi faudrait-il éviter les excursions touristiques ? Ne sont-elles pas entiÚrement formatées pour notre bonheur, justement ?
5/ Les autres voyageurs, tu aimeras
Lorsque l’on voyage Ă l’autre bout du monde et que l’on rencontre d’autres voyageurs de notre pays d’origine, le dialogue s’Ă©tablit souvent rapidement. A priori, il faudrait se comprendre, se soutenir et s’entendre les uns les autres. Comme si le voyageur Ă©tait une espĂšce Ă part qui s’entend bien avec tous ces congĂ©nĂšres…
Mais je ne suis pas de cet avis, en voyageant,  l’on n’a pas forcĂ©ment envie de rencontre d’autres Français. en tout cas, pas tout le temps ! et l’on a pas forcĂ©ment envie non plus de rencontrer des Australiens, des Anglais ou encore des Allemands !
Nous sommes dans un pays pour s’imprĂ©gner d’une nouvelle Culture, comprendre les us et coutumes d’autres habitants du monde… Mais si l’on voyage au Cambodge, par exemple, c’est pour rencontrer des Cambodgiens. Ce n’est pas pour passer des soirĂ©es arrosĂ©es au milieu d’autres voyageurs. Sommes-nous donc obligĂ©s de nous sentir concernĂ© lorsqu’un français est perdu au milieu d’une ville ? Je ne pense pas…
6/ Avec les locaux, tu échangeras
Tout voyageur qui se respecte recherche « La rencontre ». Celle qui bouleversera sa journĂ©e, et pourquoi pas sa vie ! Il faut absolument discuter avec les locaux, s’affranchir de la barriĂšre de la langue et passer de longues heures Ă refaire le monde avec des inconnus.
C’est l’essence mĂȘme du voyage, sans rencontres, le voyage n’aurait que peu d’Ăąme… Il n’est pourtant pas toujours facile de faire des rencontres en voyage. La fatigue, la barriĂšre de la langue, le manque de motivation, la timiditĂ©, etc. Il y a des dizaines de raisons qui peuvent freĂźner les rencontres en voyage !
Mais votre journĂ©e est-elle gĂąchĂ©e parce que vous n’avez discutĂ© avec aucun local ? Vous n’avez Ă©changĂ© que sur le montant de votre repas ou de votre logement ? Et alors…
Les rencontres sont belles, quand elles sont naturelles ! Les voyageurs qui recherchent à tout prix à rencontrer du monde, sans se soucier de la pudeur ou de la timidité des locaux, sont pour moi bien pires que ceux qui ne rencontrent personne.
7/ Les prix les plus bas, toujours tu négocieras
Economiser, il faut toujours Ă©conomiser ! Cela permet de voyager plus souvent, plus longtemps, et cela donne le sentiment de ne jamais se faire arnaquer en voyage. Pour voyager moins cher, le voyageur est donc prĂȘt Ă toutes les subtilitĂ©s, ruses et techniques d’intimidation.
Pourtant, il ne faut pas perdre de vue que l’argent, n’est et ne restera que de l’argent… Inutile de se torturer l’esprit pour quelques euros ! Si vous voyagez, c’est que vous avez les moyens de le faire alors n’essayez pas de TOUT nĂ©gocier, TOUT LE TEMPS !
Payez le prix qui vous paraĂźt juste et n’achetez rien si vous pensez que le vendeur est de mauvaise foi. Ăvitez de systĂ©matiquement nĂ©gocier et de le faire pour quelques centimes d’euros, ça en deviendrait ridicule !
8/ La nourriture locale, tu mangeras
Si l’on voyage dans un pays diffĂ©rent du nĂŽtre, c’est pour dĂ©couvrir de nouveaux paysages, de nouvelles façons de penser, mais Ă©galement de nouvelles façon de manger ! Il est nĂ©cessaire de goĂ»ter Ă la nourriture locale et de manger pour pas cher dans les restaurants frĂ©quentĂ©s par les locaux.
Mais au bout de plusieurs mois (ou mĂȘme plusieurs semaines de voyage) l’on n’a pas forcĂ©ment envie de manger la nourriture locale !
En effet, la « Western Food » (la nourriture occidentale) nous manque et l’on n’est pas contre un petit Mc Donald de temps en temps. Ce n’est pas pour rien que les restaurants occidentaux ont autant de succĂšs Ă l’Ă©tranger (mĂȘme s’ils affichent des prix bien plus Ă©levĂ©s que les restaurants qui servent de la nourriture locale). Qui a rĂ©ellement le courage de manger du riz durant 6 mois ?!
Je peux vous assurer que, mĂȘme si vous privilĂ©giez la nourriture locale en voyage, il y aura toujours un moment oĂč vous serez en manque de fromage, de spaghettis ou des frites !
9/ Animaux et maladies, tu ne craindras pas
Le voyageur se doit d’ĂȘtre sans peur et sans reproche ! Il ne craint pas la maladie (il est vaccinĂ©), ni les animaux venimeux, ni les insectes. Un cafard se trimbale dans votre chambre ? Ce n’est pas bien grave, cela fait de la compagnie… Un rat court entre les tables du restaurant dans lequel vous mangez ? Bof, ce n’est pas bien mĂ©chant, un rat…
Pourtant, tout le monde n’a pas la mĂȘme sensibilitĂ© face aux petites bĂȘtes hideuses et aux autres animaux… Certaines personnes ont des phobies (araignĂ©e, serpents, etc.) mais ça ne les empĂȘche pas de voyager et de profiter Ă fond des pays traversĂ©s.
Pour ma part, je dĂ©teste et je dĂ©testerais toujours les punaises de lit ! Ce n’est pas une phobie, ni une peur de « fillette ». Je trouve tout simplement l’idĂ©e de se faire dĂ©vorer par ces petites bĂȘtes en pleine nuit dĂ©goutante.
Alors, n’ayez plus peur de dire que vous n’apprĂ©ciez pas les moustiques, les rats ou les cafards, vous en avez parfaitement le droit !
10/ De ton aventure, jamais tu ne te plaindras
Cela va de soi, un voyageur n’a pas le droit de se plaindre ! Il est Ă l’autre bout du monde, dĂ©couvre des lieux magiques et vit des expĂ©riences formidables… C’est un privilĂ©giĂ© qui a eu le courage de faire le choix de tout quitter pour partir Ă l’aventure, sans jamais regarder en arriĂšre !
Il ne peut qu’apprĂ©cier tout ce qu’il voit et apprĂ©cier son voyage Ă sa juste valeur… Il doit se lever tĂŽt, se coucher tard, profiter un maximum des nouveaux univers qui s’offrent Ă lui.
Cependant, le voyage nâest pas toujours rose. A certains moments, le voyage devient fatigant et l’on se lasse parfois de voir toujours un peu les mĂȘmes choses (personnellement, je ne m’extasie plus devant un temple bouddhiste aprĂšs en avoir vu des dizaines et des dizaines en ThaĂŻlande et ailleurs en Asie du Sud-est). Nous avons le droit de ne pas aimer une destination !
Nous avons Ă©galement le droit de nous plaindre d’ĂȘtre fatiguĂ©s, lassĂ©s, d’avoir faim ou de souffrir du manque de nos proches… Nous ne sommes que des ĂȘtres humains, aprĂšs tout…
Et vous, avez-vous des idĂ©es reçues sur les voyages et/ou les voyageurs qui vous agacent ? Ne pensez-vous pas qu’il faille arrĂȘter d’idĂ©aliser les voyageurs et de crier haut et fort que parfois, voyager est une vĂ©ritable galĂšre ?!
Découvrir >> Mes réflexions sur le voyage, inspirantes et motivantes
Pour aller plus loin :
â Voyager tranquillement en Slow Travel.
â Qu’attendez-vous pour partir loin?
â Pour partir en tour du monde, je suis devenue SDF.



30 Comments
« Pourtant, tout voyageur est un touriste (par dĂ©finition, « le tourisme est le fait de voyager dans, ou de parcourir pour son plaisir, un lieu autre que celui oĂč lâon vit habituellement, ce qui peut impliquer la consommation dâune nuitĂ©e auprĂšs dâun hĂŽtelier et Ă©ventuellement la rĂ©servation de titre de transport » (source: WikipĂ©dia). »
Mais juste MERCI ! Tout ton article est parfait. Qu’est-ce que j’en ai marre de cette condescendance de certains voyageurs envers les autres parce qu’ils vont en city-trips ou qu’ils prennent l’avion au lieu d’un autre type de transport, ect… Ca me fait tellement plaisir de lire un tel article đ
Super article comme d’hab !
Je partage đ
Ben flĂ»te alors, dire que j’ai voyagĂ© sans jamais savoir qu’il y avait des commandements ! đ
Le 7Ăšme m’interpelle : dans nombre de pays la nĂ©gociation n’est pas une question d’Ă©conomie mais de jeu et d’Ă©changes. Je me souviens (en Afrique) qu’aprĂšs avoir nĂ©gociĂ©e une salade pour un montant que je considĂ©rais gagnant-gagnant la vendeuse m’en offrit une autre (jolie façon de me dire que j’avais payĂ© deux fois le prix mais qu’elle apprĂ©ciait que j’ai agrĂ©ablement palabrĂ©). Si tant est qu’elle lui ait fait ce cadeau compte tenu de son attitude, le voyageur pingre aurait sans doute pestĂ© (contre la marchande ou contre lui ?), j’ai ai plaisantĂ© avec elle et ce fut un excellent moment… Mais avouons que c’est un souvent jeu convenu et fatiguant qu’on a pas toujours envie de dĂ©velopper.
Il n’y a pas de vĂ©ritables « commandements » Ă©videmment. Mais ce sont les 10 points qui reviennent le plus souvent.
Et tu as raison, dans certains pays la nĂ©gociation est un vĂ©ritable mode de fonctionnement. Mais comme tu le dis, c’est parfois usant (surtout lorsqu’il s’agit des transports et de la nourriture…)
Salut Camille,
C’est vrai qu’on s’imagine toujours LE voyageur comme l’aventurier ideal, sĂ»r de lui et bravant tout les dangers!
Mais comme tu le dis bien, les voyageurs sont des humains comme tout les autres, avec leurs envies, leurs differences et leurs faiblesses.
Tout voyageur sait que VOYAGER N’EST PAS DE TOUT REPOS! (contrairement a ce que l’on a tendance a penser). Le clichĂ© que j’ai le plus entendu apres une anne de voyage: Alors c’etait bien les vacances? auquel je m’empresse de repondre: Ca n’etait pas des vacances mais un bout de ma vie dans un autre pays!
En Nouvelle-Zelande par exemple, j’ai bossĂ© 6 mois sur 9 et je dormais dans une voiture en plein hiver! J’ai connu mieux comme vacances! đ En revanche, les decouvertes que j’y ai faites valaient bien toutes ces galeres!
Alors merci a toi de denoncer toutes ces idees reçues sur le voyage et les backapackers!
Coucou et merci pour ton commentaire.
Comme tu le dis, le voyage n’est pas toujours de tout repos !
Et nous ne sommes pas des robots sans peurs et sans reproches (mais certaines Ăąmes bien-pensantes l’oublient parfois…)
Salut Camille! Super ton article, je suis d’accord avec toi sur tous les points! Pour la nourriture je pense que c’est encore plus difficile quand on est Français! A plus et bon retour!
Salut Camille !
Super article, vraiment trÚs intéressant.
C’est pas parce que nous sommes en voyage que nous avons envie de sourire Ă tout le monde, quand ils nous agacent dans la rue car 50 personnes Ă la suite vont vous interpeler pour vous vendre la mĂȘme chose alors que vous voulez simplement vous promener, il ne faut pas s’Ă©tonner que l’on devienne dĂ©sagrĂ©ables et que l’on fini par ignorer complĂštement ! C’est mĂȘme dommage parfois…
Certaines personnes ont la facilitĂ© de nous dire « vous avez de la chance! », mais la chance il faut la provoquer, et beaucoup de personnes qui nous disent ça ne conçoivent pas concrĂštement que l’on puisse parler de Fatigue ou de GalĂšre. Et beaucoup ne voudraient pas de cette « chance » ! Un voyage ce n’est pas que les photos, mais aussi ce qui se cache derriĂšre đ
C’est magnifique de voyager et de se mĂȘler aux populations, mais oui, Ă la base nous sommes français, et nous ne pouvons pas vivre en immersion totale de maniĂšre totalement naturelle trĂšs longtemps, chaque pays a sa propre culture, nous avons Ă©tĂ© Ă©levĂ©s avec la nĂŽtre, et il est normal de faire nos difficiles au bout d’un moment et regretter notre bonne bouffe !! M***E ! đ
Merci pour cet article qui casse un peu le « tabou », comme si le voyageur devrait toujours ĂȘtre assimilĂ© Ă Alexander Supertramp ou Bear Grills ! Et comme tu le dis si bien, aprĂšs tout nous ne sommes que des humains đ
Nous en parlons aussi ici http://deuxallerssimples.fr/fatigue-en-voyage-1
Ă bientĂŽt et bonne continuation sur les routes de la Belle Bleue !
Merci pour vos commentaires. C’est vrai que la bonne bouffe, ça manque quand on est sur la route… Surtout pour nous, petits Français ! Par moments, ça devient mĂȘme une obsession (surtout au dĂ©but et Ă la fin des voyages pour ma part).
J’ai failli au commandement 3 il y a peu de temps. Pas bien!
DĂšs qu’on quitte Shanghai, les chinois ont tendance Ă vouloir vous prendre en photo ce qui peut vite devenir agaçant.
On est toujours tout sourire et d’accord pour la premiĂšre photo, au bout de la 5 on commence Ă en avoir un peu marre et quand ça fait 8h que tu marches Ă travers la ville et qu’il y a une Ă©niĂšme personne qui vient te demander de prendre une photo tu ne peux pas t’empĂȘcher de l’envoyer chier.
C’est dommage car ça donne pas une trĂšs bonne image mais c’est humain.
Je suis entiĂšrement d’accord avec le commandement 8.
Qu’est ce que je ferais pas pour un bout de pain, du fromage et du saucisson!
Salut Adrien ! C’est vrai que les Chinois sont toujours avec leur appareil photo Ă la main et ne demandent pas toujours l’autorisation pour prendre quelqu’un en photo. Je me demande d’ailleurs toujours: qu’est-ce qu’ils peuvent bien faire avec toutes ces images !?
On aurait voulu Ă©crire un article de ce genre, on n’aurait pas fait mieux.
On partage Ă 100% ton avis sur ces 10 commandements du voyageurs.
De notre cĂŽtĂ©, on en rajouterait un 11Ăšme : Le backpacker se doit de faire la fĂȘte tous les jours et d’ĂȘtre dans les quartiers « dynamiques » pour « bar crawler » et danser toute la nuit aux full moon paties, aux half moon parties … bref tous les soirs đ
Concernant le 11Ăšme commandement, on en ras le bol que dans chaque auberge oĂč nous nous arrĂȘtons on nous vend systĂ©matiquement le quartiers des bars pas chers et des boĂźtes de nuit …
Je suis vraiment d’accord avec tes diffĂ©rents points !
Et je suis content de voir que quelqu’un partage mon opinion sur le fait qu’Ă l’Ă©tranger je ne souhaite pas forcĂ©ment passer tout mon temps avec mes congĂ©nĂšres Ă boire des biĂšres et Ă se raconter nos voyages dans un Hostel. Bien sĂ»r, parfois on peut faire de belles rencontres parmi les autres voyageurs, mais comme ce que tu dis pour les rencontres avec les locaux, il ne faut pas forcĂ©ment les chercher ; il faut que ce soit naturel !
Excellent article qui remet un peu les pendules Ă l’heure !
Je me suis particuliĂšrement reconnue dans le commandement 8. MĂȘme sans passer plusieurs mois en Asie ou dans une autre rĂ©gion exotique, je trouve qu’au bout de quelques semaines (voir 1 semaine), on a le droit d’avoir envie de retrouver ses repĂšres, et la gastronomie, ça en fait aussi partie. Je me souviens qu’aprĂšs juste un petit mois tout rikiki Ă Sydney, j’ai suppliĂ©e ma maman de me faire son super gratin dauphinois ! đ
D’abord, bonjour! je crois que c’est la premiĂšre fois que je commentes ton blog đ
J’adore cet article!
Je suis tellement en accord avec tous ces points. Avec le 11e Ă©noncĂ© ci-haut aussi (ça m’a toujours un peu fait grincer des dents cette rĂ©putation de backpacker = fĂȘtard.. et ce, mĂȘme si j’ai, Ă une Ă©poque, Ă©tĂ© trĂšs fĂȘtarde moi aussi… mais je ne sais pas, en voyage, je n’avais pas toujours envie de cela, alors que j’avais parfois l’impression que c’Ă©tait LA chose Ă faire…).
Un autre constat qui m’irrite un peu: celui qui dit que le voyageur se doit nĂ©cessairement d’ĂȘtre déçu de son retour Ă la maison, qu’il doit impĂ©rativement ne penser qu’Ă une seule et unique chose: repartir. Je me suis dĂ©jĂ fait dire, suite Ă un retour trĂšs positif sans envie de repartir dans la minute Ă l’auter bout du monde que c’Ă©tait parce que « je n’apprĂ©ciais pas suffisamment les voyages ». Comme s’il fallait absolument trouver notre vie Ă la maison insipide et les voyages extraordinaires sur tous les points. Je sais bien que tous ne pensent pas comme ça, mais c’est une vision que je vois revenir souvent ces derniĂšres annĂ©es, et que je ne partage pas (ne partage plus?).
Pour les p’tites bĂ©bĂȘttes pas ragoutantes, je m’assume Ă 100%, je dĂ©teste les araignĂ©es (je m’assume ici: http://lagrandederoute.com/une-arachnophobe-en-australie/)
En tout cas, chouette article, merci pour cette chouette lecture đ
Allo Camillle,
L’idĂ©e de ces commandements est intĂ©ressant. Quand nous voyageons dans des endroits oĂč l’on risque de rencontrer des enfants, ma conjointe et moi apportons des crayons et des effaces. Des fois les enfants sont contents, mais d’autres fois, disons que lâaccueil est mitigĂ©e… J,imagine qu’ils aiment mieux les bonbons đ
Aussi, nous avons tendance Ă ne pas nĂ©gocier les prix. On se sent toujours un peu mal, de peur de « voler » les locaux. Une attitude que l’on devra sas doute changer. Difficile pour un nord-amĂ©ricain, le marchandage est peu commun ici.
J’ai dĂ» lire cet article Ă 2 reprises. Pour ĂȘtre honnĂȘte, je l’ai survolĂ© la premiĂšre fois. Les titres et parfois le premier paragraphe en diagonale. ArrivĂ© en bas, je me suis franchement dit « voila un article bien banale qui me fait autant d’effet que de parler de la pluie et du beau temps ». Heureusement je suis quand mĂȘme allĂ© voir les commentaires, et Ă toutes les bonnes critiques que j’ai lu, je me suis dit que j’avais du rĂąter quelque chose.
J’ai donc relu et vu tous les seconds paragraphes auxquels j’Ă©tais passĂ©s Ă cĂŽtĂ© la premiĂšre fois … C’est juste parfait ! Tellement vrai, tellement humain. Bonus pour les points 4, 5 et 7 qui me parlent encore plus que les autres.
Ce qui est surtout intĂ©ressant Ă travers ton article, c’est de rĂ©aliser Ă quel point on veut toujours crĂ©er des catĂ©gories de personnes qui partageraient les mĂȘmes traits de personnalitĂ©. Je suis d’accord avec quasi tous les points (je ne me vois pas jeter mes dĂ©chets par terre mĂȘme si la rue en est plein…), mais qu’on soit d’accord ou pas, ça soulĂšve le point qu’il n’y a pas une seule ligne de conduite Ă suivre pour ĂȘtre un « bon voyageur ».
Comme l’a dit Sophie, on parle souvent du fait d’avoir la chance de voyager. Les gens pensent qu’on part en vacances Ă la plage, siroter des mojitos et faire la fĂȘte.
Le voyageur est un touriste mais il n’est pas en vacances. Il vit sa vie comme n’importe qui. Avec ses coups de blues, ses coups de gueules, ses envies de rencontres ou de retrait, ses envies de sortir des sentiers battus ou de suivre un circuit, ses envies d’Ă©conomiser, ou de se faire plaisir. Il ne rentre pas dans des cases car chaque voyageur a sa vision diffĂ©rente, et c’est Ă respecter. Je n’ai jamais rencontrĂ© deux voyageurs qui Ă©taient identiques!
Ce que Bianca a dit m’a fait rĂ©flĂ©chir. J’ai trĂšs mal vĂ©cu mon retour de voyage et j’ai eu l’envie de repartir de suite. En y rĂ©flĂ©chissant, je pense juste que mon voyage avait fait naĂźtre un besoin chez moi de me trouver et maintenant plus je voyage, plus je ressens le besoin de me stabiliser.
Et puis pour le commandement 8, je me souviens d’une pause Ă Koh Samui oĂč on avait une cuisine et on s’est fait des pommes de terres avec du fromage : ça fait du bien de se reconnecter aux sources parfois đ
Merci pour cet article đ
Ahahaha, j’ai bien ri et me suis bien retrouvĂ©e dans certains commandements…Moi qui me sentais insociable parfois avec d’autres europĂ©ens en voyage, ou qui encore n’a pas hĂ©sitĂ© une seule seconde Ă donner Ă des enfants đ ! Bravo !
HĂ©hĂ©hĂ© j’adore cet article ! Tu as bien rĂ©sumĂ© ma vision du voyage
TrĂšs bon article. Je suis d’accord en particulier sur le fait que les tourdumondistes sont aussi des touristes (que ça leur plaise ou non !), mĂȘme s’ils voyagent d’une maniĂšre un peu diffĂ©rente… J’ai rĂ©digĂ© un article similaire durant mon tour du monde, sur la nĂ©cessitĂ© de « lĂącher prise » lors d’un voyage au long cours đ
Salut Camille !
Article super sympa, dans lequel je me retrouve. Il est vrai que lâon trouvera toujours quelquâun pour nous dire : « tu ne devrais pas faire ceci! » ou « tu aurais dĂ» faire cela ». Pour autant, mĂȘme si certains sont les meilleurs pour donner des conseils, ils ne sont pas forcĂ©ment lĂ quand ils faut passer Ă la pratique. Je pense que le plus important lorsque lâon voyage, câest de voyager tels que nous sommes tout en respectant le pays et les gens qui y vivent. Mais quâon le veuille ou non, le fait mĂȘme de voyager fait de nous des « touristes », que ce soit pour un city trip de quelques jours ou pour un tour du monde de plusieurs mois !
Cet article est tellement vrai ! Je suis entiĂšrement d’accord avec toi !
Du bon sens …
Sur l’article 8 pour l’aspect alimentaire pour avoir rĂ©sidĂ© au Proche Orient pendant un an, je dois avouer que fĂȘter le 14 juillet Ă l’ambassade, curieusement 4 couteaux se sont instantanĂ©ment plantĂ©s dans un superble claco au lait cru Ă son ouverture et tous Ă©taient mĂ©tropolitain en manque depuis un an đ un magnifique sourire fendait nos bouilles ahuries, les invitĂ©s autochtones ont Ă©tĂ© quelques peu surpris, pas interessĂ©s mais bon sur un bon Rasteau c’Ă©tait juste orgasmique !
Du reste je prĂ©fĂšre m’intĂšgrer Ă la population quitte Ă apprendre la langue ou le dialecte sans trop me meler aux voyageurs si ce n’est les plus curieux avec qui les affinitĂ©s se dĂ©veloppent histoire de partager les expĂ©riences.
Je me retrouve dans plusieurs de tes articles, en particulier les 3 derniers, ça fait un peu plus de 11 mois que je voyage et la nourriture occidentale me manque, je rĂȘve d’un bon pain avec du fromage.
Le mois dernier en ThaĂŻlande, c’Ă©tait plutĂŽt relax, je n’ai pas visiter autant de lieux que j’aurais souhaiter: il y avait comme un manque de motivation. Je suis en Birmanie maintenant et la motivation est revenu, tant mieux.
J’ai une peur panique des serpents, j’en fait des cauchemars, ça ne m’a pas empĂȘchĂ© d’aller en Australie, il y a eu des petits moments d’angoisse et la Nouvelle ZĂ©lande juste aprĂšs Ă©tait un bonheur, savoir qu’il n’y a pas de serpent dans ce pays (je devrais peut-ĂȘtre m’y installer!!!) mais ça ne m’a pas empĂȘchĂ© d’aimer l’Australie.
Pour les enfants, une astuce peut ĂȘtre de chercher une bonne ONG Ă qui faire un don en rentrant de voyage, voir avant de partir.
Encore une fois j’aime bien voir l’autre aspect, plus vrai et brut, que tu donnes. En somme, pour moi ce qui ressort c’est ĂȘtre responsable, vivre son voyage pour soi et ne pas blamer les autres. ElĂ©mentaire et pourtant c’est bon Ă rappeler!
Oh oui! Oui au point 5!
Ton article est, as usual, trĂšs bien ficelĂ© et j’adhĂšre totalement MAIS j’adhĂšre particuliĂšrement au point 5.
Nous sommes donc au moins 2 Ă penser qu’on ne vient pas au Cambodge pour rencontrer des français et que non, entendre parler français Ă tous les coins de rues n’est pas « fun ».
Je suis adepte du mode backpacking et je pense avoir une mentalité ouverte sur beaucoup de choses. Mais entendre parler français/anglais/espagnol au fin fond de la Mongolie et paraitre pour un(e) rustre parce que tu ne deviens pas ami(e) avec eux automatiquement me dépasse totalement.
Bonjour Camille !
Une rĂ©flexion une Ă©niĂšme fois joliment tournĂ©e, et des jolis points d’interrogation sur le mythe du backpacker qui doit avoir le moins de frais possible pour uniquement ĂȘtre sacralisĂ© … Hallelujah quelqu’un pense le contraire ! Merci.
Simple rĂ©flexion perso : « à quoi bon le jeter dans une poubelle »/ »l’inde, par exemple »… Je vois pas en quoi se dire cela fera avancer le schmilblick de ces pays. Je n’ai en aucun cas le rĂȘve bien trop optimiste de voir les villes d’Inde propres de mon vivant. Ce serait mĂȘme se leurrer que le souhaiter Ă nos petits enfants. Mais se dire que par terre ou pas par terre, ça changera pas grand chose parce que c’est dĂ©jĂ affreux aujourd’hui … Mmmh … Peut-ĂȘtre que notre petit geste peut enclencher une dynamique, ne pas la rendre encore pire, encore plus difficile Ă inverser … AprĂšs tout, sinon, Ă quoi bon voter pour des micros partis ? Pourquoi vivre de maniĂšre alternative ? POURQUOI ne pas acheter du Nutella, alors qu’au final, vu tout ce qu’ils vendent … c’est pas notre pot qui fera la diffĂ©rence … Et puis c’est pas un t-shirt achetĂ© chez Primark qui va changer le monde …
Et bien si ! Si, sur le long terme, si tous ensemble on se bouge … Et on … ça commence par nous !
Ce sont les petites gouttes d’eau qui font des riviĂšres, ne l’oublions pas !
Belle route !
Louis